Mohamed Abrash

Mohamed Abrash a grandi à Beb el Tebbaneh, et a vécu la guerre pendant plus de 10 ans avec son quartier voisin de Jabal Mohsen à Tripoli. Il a toujours rêvé de pouvoir un jour embellir les murs détériorés de son quartier par les traces de fusillades et de bombardements. Son but est de faire de Tripoli une ville artistique, remplie de peintures murales et de fresques. Mohamed en a déjà peint plus d’une centaine dans la ville même de Tripoli et dans différentes régions à travers le Liban, qui se distinguent surtout par leur sens de la calligraphie et du graphisme.

EXIST

Exist est un graffeur libanais qui utilise l’espace public comme un moyen d’expression et d’influence. Après avoir commencé par graffer en lettres latines, l’arabe étant sa langue maternelle, il s’est décidé à expérimenter le graffiti en lettres arabes. Il explore différentes techniques et approches pour créer des visuels qui expriment des sentiments forts, chaque œuvre d’art étant pour lui l’occasion de partager une expérience réelle. Évoluant dans une époque où l’ignorance est une menace, l’artiste cherche au contraire à prôner la vérité et l’unicité à travers ses œuvres.

MJAY

Née à Beyrouth, Marie Jose Ayoub alias Mjay aime investir son art dans des causes sociales et politiques. Attirée par les techniques du dessin et de la peinture murale, en tant qu’expression corporelle libératrice, elles sont pour elle le moyen de donner plus d’ampleur à l’émission artistique et sensible d’une parole vibrante.

Elle étudie à l’Académie libanaise des Beaux-Arts (ALBA) et se spécialise en illustration.  Le patrimoine architectural menacé de Beyrouth, et les singularités d’un bâtiment traditionnel du XIXe siècle : « la maison aux trois arches », deviennent un thème récurrent de ses travaux. Son livre illustré les « Tuiles de Beyrouth» leur rend d’ailleurs particulièrement hommage.


En 2009, elle réalise ses premières fresques murales avec TOUFOULA, une ONG qui crée des chambres uniques et colorées pour les enfants atteints de cancer. 

Elle travaillera avec eux dans différents hôpitaux au Liban, pendant plusieurs années, 

et réalisera plus tard mais en un but similaire, une fresque à l’hôpital pour enfants de la Timone, à Marseille.

Elle peint également dans des écoles de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNERWA), à Beyrouth, et participe, durant deux ans à Akkar, au projet d’art Conexus, avec les ONG Meshwar Amal et Malaak. Il s’agit alors d’imager et fleurir les lieux de vie des réfugiés syriens : salle de cinéma, terrain de jeux, bus d’école,… 

Dans la même lignée, elle participe à l’embellissement bigarré d’un bidonville de la banlieue de Beyrouth, avec le collectif d’art urbain « urban dawn vol2 » et l’initiative Ouzville.


Mjay s’initie au street art, lorsque des manifestations éclatent dans le centre-ville de Beyrouth, en 2015. Une crise d’envergure de gestion des déchets fait naître une contestation sociale sans précèdent. Elle se retrouve alors à peindre aux côtés de plusieurs artistes protestant contre l’édification d’un mur de 20m de long, destiné à protéger le gouvernement.

La rediffusion médiatique du béton enluminé, teinté de peintures, tels des cris de scandale, participera au démantèlement de ce qui a été qualifié comme « mur de la honte ».

Suite à ce vent de révolte, street art devient pour elle une empreinte de nouvelles perspectives possibles, trace d’un passage obligé vers plus de poésie.

Parrainée par l’ambassade de Suisse, les Nations Unies et l’UNESCO, elle participe  en août 2021, un atelier d’art mural avec les élèves de 7 écoles touchées par l’explosion meurtrière de Beyrouth.

Artiste indépendante, esprit contestataire mais surtout créatrice de liens, elle aime peindre comme un geste d’espérance, pour faire émerger la lumière des lieux sombres, souligner la beauté des ruines, habiter ensemble notre espace en partage.

AURÉLIE ANDRÈS

Aurélie Andrès est une artiste française multidisciplinaire : designer, illustratrice et muraliste, son travail est le reflet de sa joie de vivre communicative. Après une carrière comme designer textile, elle découvre lors d’une traversée au Maroc les pigments dans la ville de Chefchaouen, au nord-ouest du pays, avec lesquels elle va peindre la façade d’une école en plein désert. Aux côtés de ces enfants aux visages illuminés, elle a un déclic : cette expérience grand format marque le début de grandes aventures.   Sur des murs au Japon ou en Colombie, à New York City ou à Paris, elle affirme désormais son style coloré et graphique, pop et mène des projets de plus en plus tournés vers le partage.

Apporter de la couleur dans des paysages un peu gris, c’est offrir aux autres, grâce à son art, une feel good therapy.

Et c’est ça, Aurélie.

Après s’être formée au design et à la mode, où elle apprend les techniques de broderie, tissage, print et teintures, elle débute sa carrière chez Swildens et Leon & Harper comme designer textile. C’est en revenant de longs séjours à New York et en Inde qu’elle ouvre son studio de création et répond aux commandes de marques telles que Louise Misha, Majestic Filature, Pimkie, Idano, Habitat ou Made.com.

En mars 2018, lors d’une traversée du Maroc, Aurélie découvre les pigments dans la ville de Chefchaouen, au nord-ouest du pays. Elle en achète dix kilos (un peu trop ;-)), avec lesquels elle va peindre – complètement par hasard – la façade d’une école en plein désert. Aux côtés de ces enfants aux visages illuminés, elle a un déclic : cette expérience grand format marque le début de grandes aventures.  

Sur des murs au Japon ou en Colombie, à New York City ou à Paris, elle affirme désormais son style coloré et graphique, pop et mène des projets de plus en plus tournés vers le partage.

Apporter de la couleur dans des paysages un peu gris, c’est offrir aux autres, grâce à son art, une feel good therapy.

Et c’est ça, Aurélie.

Zdey

Artiste français

A 14 ans Zdey commence à peindre ses lettrages sous le «blaze » Sodey dans l’univers du graffiti parisien. Après l’obtention d’un master en finance, il part s’installer à Mumbai, en Inde. C’est là-bas que sa double vie, en costume cravate le jour et en graffeur la nuit, lui inspire son personnage noir masqué tiré de la légende de Zorro. Sodey devient alors Zdey. Peignant de plus en plus, il démissionne de son travail en 2014 et revient à Paris afin de se dédier uniquement à sa passion. Depuis, Zdey parcourt le monde, et ses différents univers graphiques recouvrent les murs de nombreux pays.

Jo Ber

Artiste français

Bercé aux comics et au hip-hop, Jo Ber a grandi au pied de la Défense, près de Paris, qui devient son premier terrain de jeu dans les années 2000 avant d’être porté par l’envie de partir à la découverte d’autres décors, marquant ses étapes dans les différentes gares d’Europe…, sorte de carnet de voyage in situ. Il nous balade sur l’avenue de son imaginaire figuratif, entre ligne claire et BD underground, néo-Sumériens et théorie de la relativité, avec un intérêt prononcé pour les mythologies urbaines et les ghettos antiques. La première intention de Jo Ber : faire vibrer le tracé espiègle de son humeur rieuse.