Tanala

Artiste nantaise, ayant grandi en Amérique du sud, Tanala se dit peintre muraliste. Ce qui la passionne dans l’art c’est toute la sensibilité et la délicatesse qu’il peut transmettre. Son univers est basé sur l’apprentissage du motif. Sa répétition et sa signification en font toute sa cohérence, ceux de Klimt et Mucha sont pour elle source d’inspiration. L’étude de l’ethnologie et des symboles des différentes minorités ethniques apportent du sens à ses illustrations et tentent de retranscrire en toute modestie un peu de leur histoire. L’utilisation du Papier Japonais et des différents tissus du monde lui permettent d’amener subtilement de la couleur à ses dessins et de mettre en avant les différentes cultures.

Passionnée depuis toujours par l’univers mural, il lui permet de voir les choses en grand. Un mur selon elle a toujours une taille, une forme, il est toujours installé dans des endroits bien particulier. Son environnement et ce qui l’entoure donne une direction à suivre. Ainsi la fresque est conçue spécialement pour chacune des surfaces. Sortir du cadre du tableau a toujours été une priorité.

Dans tous les travaux qu’elle entreprend, elle tente de rendre l’art accessible à tous. Ainsi en se promenant dans les rues, les passants peuvent avoir accès à l’image sans forcément se rendre dans une galerie. La rue permet aussi à défendre des causes qui nous semblent essentielles en tant qu’artiste et donne l’espace à la liberté d’expression. Ses thèmes de prédilections sont souvent reliés au monde qui nous entoure, à l’homme et ses traditions. Elle reste persuadée que les différences sont des richesses et non des obstacles et c’est pour cela qu’elle essaie de faire renaître la tolérance à travers ses œuvres.

Visiter son site https://www.acpeythieu.com/fresques

Oji

L’artiste Oji apprend à dessiner en même temps qu’il découvre la bombe aérosol, en 2014, alors âgé de 25 ans. Après de nombreuses peintures spontanées, dans les rues de Paris et New-York notamment, il reçoit à présent des commandes institutionnelles. Festivals, chantiers éducatifs, projets de renouvellement urbain : à chaque nouvelle peinture Oji cherche un concept pour mettre l’humain au centre du projet. 

Influencé par la peinture américaine et le design graphique, il développe peu à peu son propre style, en l’enrichissant continuellement par l’apprentissage du dessin et la maîtrise des couleurs. De portraits minimalistes, dans lesquels chacun peut s’identifier, en feuillages colorés qui marquent un besoin de nature dans un monde urbain bétonisé, Oji se sert de la poésie pour nourrir des messages humanistes.

Visiter son site : https://www.ojidjo.com/

Stew

« Issu de la seconde génération du graffiti parisien, Stew en a sans doute gardé le sens d’une création immédiate, la confiance dans le geste qui jaillit. Et qui s’épanouit désormais en vagues de couleurs joyeuses et hypnotiques…

Voilà quelques années déjà que Stew a choisi son pays intérieur. Le Japon l’a happé dans les replis de ses images rêvées. Masques de kabuki, amants fébriles, guerriers énigmatiques se sont invités sur ses collages, ses fresques, ses tableaux. Dragons et samouraïs convoquent un imaginaire lointain. L’un de ses personnages récurrents: Jizo, créature protectrice, gardienne de temple et fétiche bienveillant de l’univers de Stew.

Le Japon réel, il ne l’a pas encore arpenté. Il attend son heure, conscient que les grandes rencontres ne se décrètent pas, mais prennent leur temps. »
© Sophie Pujas

Visiter son site : www.stewearth.com

Jo Ber

Artiste français

Bercé aux comics et au hip-hop, Jo Ber a grandi au pied de la Défense, près de Paris, qui devient son premier terrain de jeu dans les années 2000 avant d’être porté par l’envie de partir à la découverte d’autres décors, marquant ses étapes dans les différentes gares d’Europe…, sorte de carnet de voyage in situ. Il nous balade sur l’avenue de son imaginaire figuratif, entre ligne claire et BD underground, néo-Sumériens et théorie de la relativité, avec un intérêt prononcé pour les mythologies urbaines et les ghettos antiques. La première intention de Jo Ber : faire vibrer le tracé espiègle de son humeur rieuse.